Porte-toi bien


Les fourmis peuvent
soulever jusqu'à
60 fois leur poids
Pour nous c'est
déjà une prouesse de
nous porter bien

Coûte que coûte


Il faut
suivre son instinct
jusqu'au fond
des culs-de-sac

Parution - Bad to the bone - Issue 11 - Octobre 2017


Le nouveau numéro de Bad to the bone vient de paraître et je suis plus que ravi d'être de la partie. Merci à Hervé pour l'accueil, et à mon pote apache "Thoams" pour le tuyau !

Au sommaire : 

Hervé Coutin, Claude Sérieux, Catherine Hébert, Ivan Dapic, Emma Picq, AnnaProkulevich, Louis Cyprien Rials, Renaud Cambuzat, Paul Shiakallis, Geoffroy De Boismenu, Nicolas Descottes, Lionel Koretzky, Conservatoire Citroën, Géraldine Postel, David Magnin, Yannick Blay, Thomas Vinau, Sasha Kurmaz, Alexander Bellenger, Julien Louvet, Eric Pessan, Guillaume Siaudeau, Jean-Luc Navette, Christophe Siébert

Un cœur avec des dents pointues


Tu es parfois
ce chien enragé
qui lèche
une glace à la vanille

On n'attend rien


C'est une heure
un peu étrange
qui glisse
entre les doigts
On dirait l'heure
du dernier train
pour l'ennui

Calme plat

© photo : Meagan Abell

Cette sensation
de vivre
perdu à mi-chemin
entre le tout
et le rien

Lire en poche 2017


Je serai ce week-end au salon du livre de poche, "Lire en poche", à Gradignan près de Bordeaux, pour La dictature des ronces paru chez Pocket. Toutes les infos sur les lieux et les horaires sont ICI (avec notamment une rencontre dimanche de 11h30 à 12h30). Au plaisir de vous y croiser !

Travail de fourmi


La lumière redescend
le long des immeubles
Un repos bien mérité
après des heures à
bosser dans l'ombre
De quelle patience
il faut faire preuve pour
après s'être enquillé
toutes ces bornes
s'appliquer à transformer 
la crasse en dentelle

Plus de post-it


Produit wc
cotons-tiges
yaourts
shampoing
levure
En voilà un
poème utile

Tes yeux sont trop légers


Ce serait
aussi bête que
saler son assiette
Tu dirais
passe-moi
le rêve
et tu te mettrais
 à rêver

De la montagne surgit le monde - Sténopé et série de cartes postales




"Salut mon ami, 

Tu n'as rien loupé. C'était une nuit noire comme les autres. Un lac de pétrole pour nous pauvres poissons. On a descendu quelques verres et coulé l'ennui. Refait le monde en pire. Un vieux rêve m'a mené en bateau. Ne t'inquiète pas pour nous, à l'heure qu'il est, nous avons tous sombré."


Un petit texte écrit sur une carte postale, pour l'exposition de sténopés de Christelle Fillod, Janice Wimmer et Rémi Regazzoni au Musée de L'Abbaye à Saint Claude.

"Une caravane transformée en appareil photographique géant et mobile nous permet d'arpenter des territoires et de mener une recherche photographique personnelle en grand format.
Sténopés et cartes, ainsi présentés dans le cabinet d'art graphique constituent un ensemble autour du paysage et tissent un parallèle avec des œuvres du musée, à travers le cadrage, le sujet, la monochromie et l'empreinte écrite. Un tirage cliché verre de Corot et deux gravures de Dunoyer de Segonzac prolongent l'installation et rappellent que le tirage photographique affirme son empreinte artistique et artisanale, en traversant le temps et les modes."


Les auteurs des cartes postales : Joël Bastard, Frédérique Dumond, Philippe Hanus, Jérémy Liron, Philippe Lyet, Jacques Moulin, Guillaume Siaudeau, Laurent Starck, Vincent Tholomé, Dimitri Vazemsky, Thomas Vinau, Benoît Vincent.

Même quand elle dort


J'aime aussi
sa façon
de ne pas faire
de ne pas être
de ne pas voir
les choses

Toujours ça


Ce long soupir
de fin d'après-midi
parfaitement maîtrisé
choyé depuis
des heures
à dû rendre service
à un bateau
à voile

Premières loges


6h35
le jour
à peine levé
se tape
un p'tit solo
de guitare
avec les dents

Renforcer la brume


On trouve toujours
une bonne raison
pour ne pas arrêter
Je reste persuadé que
la cigarette du matin
aide à écrire
C'est celle qui ajoute
de la brume
à la brume

Prends le risque


Laisse tomber
Nous verrons bien si
c'était fragile

SMIC


On serait riche
mazette
si penser à
ceux qu'on aime
était payé
10 balles
de l'heure

Un peu de patience


Ce mauvais souvenir
ne sera bientôt plus
qu'un mauvais souvenir

Marathon


Les 100 pas dans
l'appartement vide
et toujours pas
la trace d'une
ligne d'arrivée

Sans doute un vieux réflexe mélancolique


On n'est jamais
à l'abri
d'une bonne nouvelle
d'une bonne grosse nouvelle
bien massive
qui pèse son poids
alors on se protège
comme on peut
dès fois qu'elle
finirait vraiment
par nous
tomber dessus

Cette gymnastique de vivre


Tout un tas
de raisons
nous poussent
à nous lever
tout un tas d'autres
nous tirent
vers le bas
Il s'agit de
frôler l'extase
en évitant
l'écartèlement

Le courage


Je ne l'ai pas 
trouvé non plus
au fond
de mes poches

Minuscule sauterie Nuit Myrtide


Petite rencontre/"dédicaces" totalement improvisée et sans filet ce samedi 16 septembre à Veyre-Monton (63) en compagnie de Dimitri Vazemsky et de Rémi Vimont pour papoter autour d'un verre. Il y aura notamment mon dernier bouquin paru chez Nuit Myrtide "Maudire le béton", "Lexique du paysage" (un petit livret imagé autour de la résidence de Dimitri à Veyre Monton) et des bouquins des éditions polonaises "Format". Y aura aussi plein d'autres bouquins Nuit Myrtide ("Des caisses !" Me souffle Dimitri).

Si le cœur vous dit de passer boire un verre, ça se passera au couvent (rue du couvent) de Veyre-Monton (63960), à partir de 17h.

Bien planquée


La plénitude
doit se cacher
quelque part
dans toutes
ces choses
qui manquent

Brouillard


Il suffit
de mettre
les trous
en face
des yeux

Ma part du butin


On dirait bien
que ce petit
matin ensoleillé
a déballé
tout ce qu'il avait
sur le cœur
Tu en fais partie

Tout chose


Comme une
sonnerie de réveil
au milieu des
chants d'oiseaux

Chienne de vie


Allez s'te plait
un p'tit effort
quoi
Rends-lui
le sourire
On te demande pas
la lune
Même une vieille
licorne estropiée
ou
un arc-en-ciel délavé
feront l'affaire